jardins partagés


Question N° : 106437 de Mme Billard Martine
octobre 16, 2006, 7:03
Classé dans : Réflexions

La question écrite déposée par Martine Billard sur l’interdiction de fait de toute communication et emploi de produits phytosanitaires naturels. Pour les pétitions sur cette question, vous pouvez adresser en réponse cette question, en sachant que le ministre de l’agriculture a 2 mois pour y répondre selon le règlement, mais ces délais ne sont pas toujours respectés.

Question N° : 106437 de Mme Billard Martine ( Députés n’appartenant à aucun groupe - Paris ) QE
Ministère interrogé : agriculture et pêche
Ministère attributaire : agriculture et pêche

Question publiée au JO le : 10/10/2006 page : 10477

Rubrique : agriculture - Tête d’analyse : traitements
Analyse : produits phytosanitaires. réglementation. conséquences

Texte de la QUESTION : Mme Martine Billard attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de la pêche sur l’application de la loi d’orientation agricole n° 2006-11, du 5 janvier 2006, dont les articles L. 253-1 et L. 253-7 interdisent « toute publicité commerciale et toute recommandation » pour les produits phytopharmaceutiques contenant une au plusieurs substances actives destinées au traitement des végétaux, dès lors que ces produits ne bénéficient pas d’une autorisation de mise sur le marché ou d’une autorisation de distribution pour expérimentation. Il devient ainsi interdit d’utiliser ou de recommander des solutions de lutte naturelle pour les cultures, comme le purin d’ortie, le purin de presles ou l’eau savonneuse. Les jardiniers, agriculteurs, distributeurs, formateurs qui font la promotion de ces procédés naturels, utilisés depuis des décennies pour limiter insectes, herbes, au qui en donnent la recette, sont désormais dans l’illégalité, alors que l’on continue à distribuer des pesticides de synthèse, certes homologués, mais aux propriétés passablement cancérigènes, neurotoxaques, reprotoxoques, perturbatrices endocriniennes, et qui polluent à 96 % les rivières françaises. Les préparations naturelles traditionnelles sont à la base des agricultures biologiques et biodynamiques, officiellement reconnues par la réglementation européenne. La filière de l’agriculture biologique se trouve d’autant plus perturbée que le coût des dossiers d’homologation, pour de toutes petites productions, peut se révéler non rentable. Aussi, dans l’intérêt de notre environnement et de notre santé, elle lui demande quelles mesures il compte prendre pour ne pas entraver la libre recommandation de produits phytosanitaires traditionnels et rendre moins compliquée l’homologation de produits naturels qui sont autant d’alternatives aux pesticides de synthèse. Envisage-t-il de mettre en place un répertoire public des produits et usages traditionnels, élaborés à la ferme ou au jardin, avec une homologation assurée par les pouvoirs publics selon des méthodes adaptées à ces produits, comme c’est le cas pour les médicaments traditionnels, afin d’aider les entreprises et agriculteurs concernés, comme cela est fait avec la procédure « usages muets » pour les pesticides chimiques.



LANCEMENT DU PORTAIL DES JARDINS PARTAGES FRANCILIENS
octobre 14, 2006, 1:26
Classé dans : Annonces, Réunions

petit-logo.jpgA l’attention des associations de jardins partagés

Paris, le 13/10/2006

Bonjour,

Les Jardins Numériques et Graine de Jardins lancent un projet de portail internet des jardins partagés franciliens auxquelles nos deux structures souhaitent que vous soyez le plus largement associés.
Un portail Internet est un site de grande ampleur dont la vocation est de fournir un maximum d’informations sur un thème donné et de proposer de nombreuses entrées vers des sites partenaires.

Les objectifs du projet :

• faire connaître la cinquantaine de jardins partagés d’Ile-de-France en informant sur les activités qu’ils proposent, en permettant de les localiser facilement ;
• développer les échanges entre les associations de jardins partagés franciliennes ;
• héberger des sites Internet de jardins partagés ;
• permettre à des bénévoles impliqués dans les jardins partagés de s’initier à l’informatique et de se former au logiciel libre SPIP pour mettre à jour leur site ;
• créer un outil commun de travail et d’information au service de tou/tes.

Pour mieux connaître votre utilisation d’Internet et votre intérêt pour le projet de portail, nous joignons un questionnaire rapide et simple à remplir. Il est à retourner à Graine de Jardins, 11 bis passage Ramey –75018 Paris, pour le 15 novembre 2006.

Nous vous ferons parvenir le questionnaire également par mail, vous pourrez le renvoyer à : grainedejardins@wanadoo.fr

Réunions :

Pour vous présenter le projet et la démarche, nous vous proposons deux dates de réunion à la Maison des Associations du 18e, salle Bon Puits, 15 passage Ramey, M° Marcadet-Poissonniers.

• le mercredi 18 octobre à 19h30.
• le samedi 21 octobre à 14h30

Les deux réunions seront identiques dans leur contenu. Vous trouverez jointe à ce courrier une présentation de l’équipe qui porte ce projet.

En espérant vous retrouvez bientôt, bien cordialement à vous.

Yann VANDEPUTTE, président des Jardins Numériques
Susan KUTNER, présidente de Graine de Jardins

Ce projet est financé par le Fonds Social Européen (mesure 10B)

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Des jardins publics écolos, c’est possible!
octobre 10, 2006, 9:57
Classé dans : Jardins, Réflexions

Depuis 2001, je n’ai eu de cesse de faire évoluer le fonctionnement des jardins parisiens, tant du point de vue des usages (avec, par exemple, l’ouverture généralisée des pelouses) que de la gestion horticole.

Dès 2002, la direction des jardins a été certifiée « ISO 14001 - traitements phytosanitaires, fertilisation et alternatives » pour une démarche de forte diminution de l’emploi de fertilisants et de phytosanitaires chimiques. Des alternatives ont ainsi été mises en place telles que la lutte biologique, la “lutte intégrée”, les méthodes alternatives de désherbage, une évolution dans le choix des espèces végétales…

Aujourd’hui, nous passons à une étape plus ambitieuse. Il s’agit d’atteindre la qualité écologique optimum des espaces verts de la Capitale. Notamment de tendre vers le zéro produit chimique, objectif qui est quasiment atteint dans les jardins (un effort reste encore nécessaire dans les cimetières).

Pour réussir ce chantier énorme, à l’échelle des 450 jardins de la Ville et de ses deux bois, nous avons construit un partenariat avec Ecocert, organisme bien connu de contrôle de l’agriculture biologique. Ecocert a élaboré de nombreux labels et référentiels tels que « Produire Bio » portant sur l’agriculture biologique, le référentiel des cosmétiques écologiques et biologiques, la marque « Ecofert » portant sur la qualité écologique des méthodes de fertilisation.

Avec eux, nous testons un label des « Espaces Verts Écologiques Urbains » construit à partir de l’expérience des jardins parisiens.

Trente-six jardins sont actuellement pilotes pour le respect des critères écologiques suivants :

    • • mise en place d’une gestion différenciée (gestion adaptée aux usages des promeneurs, choix de végétaux nécessitant un minimum de soins et d’espèces locales, interventions réduites) ;
    • • proscription de l’emploi d’engrais chimiques ou de phytosanitaires ;
    • • présence d’une biodiversité révélatrice d’une bonne qualité du milieu
    • • soins écologiques des végétaux (lutte intégrée, lutte biologique, …) ;
    • • gestion économe de la ressource en eau (récupération d’eau de pluie, Méthode d’Irrigation Raisonnée) ;
    • • gestion des déchets verts (marché de collecte et compostage) et réutilisation de matières et matériaux sur place ;
    • • maîtrise des consommations énergétiques et mise en place d’un programme de substitution par les énergies renouvelables ;
    • limitation des nuisances sonores (notamment limitation de l’emploi des souffleuses, tronçonneuses)
    • • respect de l’environnement par les usagers (tri des déchets, sensibilisation à ces nouvelles méthodes de gestion ) ;
    • • conception et création de nouveaux jardins (volet environnemental dans les concours, études d’impact préalable, qualité environnementale des parties bâties, limitation des impacts chantiers…) ;

16 premiers jardins viennent déjà d’être labellisés par Ecocert. Les autres suivront.

C’est une expérience, je crois, exemplaire. Elle est déterminante pour faire évoluer la culture actuelle de gestion des jardins à Paris et au-delà.

Yves Contassot



Atlas de la nature à Paris
octobre 7, 2006, 6:57
Classé dans : Livre

atlas.jpgAvec près de 500 000 arbres, 2 900 espèces sauvages animales et végétales répertoriées, Paris est la première capitale à avoir effectué un diagnostic de sa biodiversité.L’Atlas de la nature à Paris, publié par les Editions Le Passage sort le 12 octobre en en librairie.
La Ville de Paris a initié cet atlas dans le cadre de la mise en place du Plan Local d’Urbanisme. C’est un ouvrage collectif, réalisé par le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN), le Conservatoire Botanique National du Bassin Parisien, des agents de la Ville de Paris (forestiers, botanistes et zoologistes) qui ont effectué de nombreux relevés floristiques et faunistiques et des spécialistes des questions de la Nature et de la ville (urbanistes, paysagistes, géographes, architectes…).

L’Atlas de la nature à Paris présente le diagnostic chiffré de la biodiversité parisienne, les espèces protégées et emblématiques de la flore et de la faune en 350 illustrations et plus de 100 fiches détaillées sur les espèces recensées à Paris, des monographies sur les grands espaces naturels typiques de la capitale, la nature en ville par les architectes…

Publié sous la direction de Jean-Baptiste Vaquin, directeur de l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR, l’agence d’urbanisme de Paris), cet ouvrage n’est pas qu’un panorama richement illustré et un descriptif complet de la biodiversité parisienne. Il offre une réflexion nourrie, souvent contradictoire et critique à laquelle se livrent les différents contributeurs concernant le problème fréquemment débattu de la place de la Nature dans la ville.

Chaque jour, les écosystèmes urbains sont menacés : destruction des milieux, imperméabilisation des sols, morcellement des habitats et des populations, utilisation de désherbants ou de produits phytosanitaires, invasion d’espèces non indigènes, manque de cavités…

Au regard de ce constat, la Ville de Paris a affirmé cette volonté d’encourager la circulation et le développement de la faune et de la flore au sein du tissu urbain en signant en mars 2004, la Charte régionale de la biodiversité et des milieux naturels. Elle mène également de nombreuses actions pour le maintien des milieux naturels et l’accroissement de la biodiversité en milieu urbain par la mise en place de murs végétalisés, d’une gestion environnementale des parcs, jardins et squares, l’ouverture de 30ha d’espaces verts, des actions visant à donner une juste place à l’animal en milieu urbain, la création de jardin partagés …

D’autre part, une cartographie « SIG » (système d’Information géographique) de la biodiversité à Paris, en cours de réalisation, permettra de visualiser l’ensemble de ce maillage écologique et servira ainsi aux différents professionnels de l’urbanisme parisien d’outil de décision en complément de l’Atlas de la nature à Paris.