jardins partagés


Jardins du Ruisseau
juillet 10, 2006, 6:33  
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Jardin de la rue Throusseau
juin 25, 2006, 11:14  
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Pour moi la difficulté est de tomber un jour où il se passe quelque chose dans les jardins. Ça me fait penser à des TAZ (zone d’autonomie temporaire). Il s’y passe pleins de choses mais on ne sait jamais quand, c’est anti-spectacle, difficilement saisissable, c’est donc quelque chose qui se découvre dans le temps et c’est plutôt bien dans cette période où l’instantanéité tend à s’imposer comme la norme.

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NATURE EN VILLE, JARDINS PARTAGÉS
juin 25, 2006, 9:14  
Filed under: Réflexions

Les jardins partagés

Jardins urbains de mixité sociale, de convivialité et de retour à la terre.
Par Clément Cohen, membre de 4D

hours21 Il est particulièrement réjouissant de constater qu’aujourd’hui le mouvement des jardins partagés (lien vers le lexique)abat des barrières. En effet, il ne faut pas oublié que le terme « jardin » vient d’un vieux mot français qui signifie clôture (gart). Longtemps, la séparation du jardin des autres espaces et aménagements de la cité a été la règle et le fait du prince (Versailles,…), du clergé (cloître,…), de la noblesse puis de la bourgeoisie. L’urbanisation intense et l’émigration des ruraux vers la ville ont supprimé la possibilité pour tous ceux qui, d’origine rurale apportaient un peu de terre dans leurs souliers, de bénéficier dans la ville des produits et des agréments de la nature.
Le mouvement des jardins ouvriers puis familiaux (lien vers le lexique) a redonné aux classes populaires la possibilité de cultiver une parcelle, plus ou moins loin de leur foyer, mais presque toujours plutôt en ville ou à proximité. Mais il n’est pas fait injure aux jardins familiaux en disant que, malgré les puissants échanges entre les jardiniers, les jardins familiaux ont toujours correspondu, fondamentalement, à une philosophie où chaque famille a sa parcelle. Ce sont des familles et, surtout, jusqu’à un passé récent, des chefs de famille qui cultivent. On note en outre que le mouvement des jardins ouvriers/familiaux a légèrement précédé l’urbanisme des cités-jardins (ouvrières). Le jardin familial relève ainsi d’une sorte d’octroi des urbanistes (et du patronat) ; il s’intègre à la cité parce qu’il est une acceptation de l’urbanisation et de la ville.

Au contraire, les jardins partagés (comme d’ailleurs les jardins d’insertion de Cocagne) (lien vers le lexique)correspondent à une volonté de remise en question, voire de rupture, face au développement de l’urbanisation et des pratiques citadines (celles des habitants comme celles des professionnels qui font la ville). Et d’abord face à une tentative de faire une ville « contre » les acteurs et les tendances naturelles de la promotion immobilière. Les jardins partagés, parce qu’ils portent les valeurs de la proximité et de la solidarité, du lien intime avec le voisin et le vivant végétal, le respect de l’autre et de l’environnement contribuent à l’instauration de nouvelles relations entre les jardiniers, les politiques et les professionnels, entre l’individu et le monde associatif et entre celui-ci et les institutions de la cité.

Bien entendu, les jardins partagés sont divers parce que les habitants, les quartiers, les villes, les besoins et les opportunités de création des jardins sont divers.

hours05 Les jardins partagés sont aussi à la recherche de progrès et de qualité dans leur intervention. En France, cela est possible grâce au travail en réseau, et à l’aide qu’il apporte aux porteurs de projets ou de jardins déjà installés : aide méthodologique, conseils techniques, manières de faire écologiques, diffusion d’informations diverses, actions auprès des décideurs,… Ce réseau est dénommé : Le "Jardin dans tous ses états".
Partage, diversité et démarche de progrès, cela semble bien ancrer solidement les jardins partagés dans le développement durable. C’est en effet l’articulation entre le monde du vivant, les solidarités, la convivialité et l’éthique du partage équitable, et la dimension économique (de la filière du jardinage, en passant par les coûts directs et indirects que représente le « » d’un jardin partagé) qui fait que la pratique de ces jardins participe à la fois de l’intervention du local et d’une volonté plus globale.

A titre d’exemple de l’ouverture des pratiques en question, on citera le cas de l’association du quartier Saint-Bernard (AQSB) à Paris 11ème, dont l’action globale sur le quartier : aide aux devoirs, vide-grenier ou fête de quartier, lutte pour le relogement local des familles défavorisées (beaucoup étant africaines), gestion d’un jardin partagé, à l’angle de la rue Trousseau et de la rue Charles Delescluze, permet assez largement de mêler les gens, les cultures, les âges,. (la fameuse mixité sociale).

Enfin, il n’est pas impossible, qu’à la suite de la proposition de loi de Christian Cointat, adoptée au Sénat (octobre 2003) après un débat consensuel, ce mouvement (et en même temps celui des jardins familiaux, jardins d’insertion,.) reçoive une base et une meilleure protection juridique. L’article premier de la proposition de loi insiste sur la gestion collective ou participative des jardins partagés, sur leur large ouverture au public et sur leurs activités socioculturelles.

Documents téléchargeables

Présentation de deux initiatives de jardins partagés : les jardins de Cocagne et les jardins du Clain
(PDF, 55.2 ko)

Cultivons la ville — Des gestes plus grands que la panse, dossier 6, 2001.
accessible en ligne :
http://www.santepub-mtl.qc.ca

L’agriculture urbaine comme composante du développement humain durable : Brésil, France Russie — Cahiers Agricultures vol.14, n°1, janv-fév. 2005
Accessible en ligne :
http://www.ivry.inra.fr

Le potentiel des jardins communautaires pour le développement des collectivités locales : éléments pour l’analyse de l’intervention au Mexique et au Québec — Manon Boulianne, 1998
accessible en ligne :
http://www.uqo.ca

Les jardins partagés, un plus pour la collectivité. – CAUE de Haute Savoie, 2004
accessible en ligne :
http://www.caue74.fr

Les jardins familiaux d’Ile de France, réalités et perspectives Note rapide sur l’environnement, n°22, 1999 – IAURIF
Accessible en ligne :
http://www.iaurif.org

Guide des jardins familiaux de Strasbourg
Accessible en ligne :
http://www.strasbourg.fr

Jardinage et développement social : du bon usage du jardinage comme outil d’insertion sociale et de prévention de l’exclusion. Les jardins d’aujourd’hui ; MLSD, programme d’auto production et de développement social, 1999. – 85 p.
Accessible en ligne :
pro.nordnet.fr

8 bonnes raisons de privilégier les jardins dans l’action publique. Le jardin dans tous ses états. – 16 p.
Accessible en ligne :
pro.nordnet.fr

Le jardin des possibles. Ed. du Réseau Ecole et Nature
Accessible en ligne :
jardinons.com

Jardins citoyens. Communauté urbaine de Lyon – CAUE du Rhône – Le passe jardin
Accessible en ligne :
http://www.grandlyon.com

Site Internet utiles

La mairie de Paris — Cette page Internet de la mairie de Paris propose concours, animation, visite et découverte de la nature en ville, à Paris.
paris.fr

Les jardins de Cocagne — Ce site présente les objectifs et la philosophie du Réseau de Cocagne et explique où et comment se procurer des produits cultivés solidaires et biologiques, fruit du travail de chaque jardinier de Cocagne.
http://www.reseaucocagne.asso.fr

Le jardin dans tous ses états — Ce site est une plate forme d’échanges entre des porteurs de projets de "jardins partagés" et leurs partenaires associatifs, politiques et institutionnels. Il propose en ligne une large documentation, ainsi que recueils d’expériences et des contacts utiles.
http://www.jardinons.com

Le réseau éco-consommation — Ce réseau Belge propose en ligne de nombreuses fiches pratiques pour aider à jardiner tout en respectant le milieu naturel.
http://www.ecoconso.be

Terre vivante — Cette association a récemment ouvert au public un centre écologique permettant de découvrir comment mettre en pratique l’écologie au quotidien, notamment en matière de jardinage. Terre vivante édite également de nombreux ouvrages sur le sujet ainsi qu’une revue : « 4 saisons du jardinage ».
http://www.terrevivante.org

Ouvrages de référence

L’environnement au jardin : guide des bonnes pratiques pour le respect de l’environnement dans les activités de jardinage
Ce guide pratique publié par le Ministère wallon de l’environnement diffuse informations, trucs et astuces pour jardiner tout en préservant l’environnement. Ce guide est disponible en format PDF sur le site :
environnement.wallonie.be

Le Guide du jardinage biologique
Jean-Paul Thorez. – Edition Terre vivante, 320 pages. – 300 dessins et tableaux, 15,09 €
Ce guide pratique et largement illustré donne toutes les techniques pour créer et entretenir un jardin biologique (plantation, taille…)

Les jardins ouvriers : l’art et la manière
Eric Prédine. – Edition La Maison rustique, 1998, 143 pages
A travers une série de photographies, ce livre nous emmène à la découverte de jardins ouvriers où l’on ne se contente pas de produire fruits et légumes, mais où les jardiniers font preuve d’une imagination et d’un art de vivre certain, pour créer en zone urbaine des recoins de nature luxuriante et pittoresque. Ce livre met également l’accent sur les techniques astucieuses de semis, les méthodes économiques de fertilisation ou d’arrosage.

Le jardin planetaire : réconcilier l’homme et la nature.
Gilles Clément. – Albin Michel, 1999. – 128 p. – ISBN 2-226-11152-2

Agîr pour la nature en ville : 25 Actions à mener dans son quartier : 25 actions à mener dans son quartier…
Ed. Federation Des Clubs Cpn (Collection Connaitre Et Proteger La Nature), 2004.



Jardin de la Butte Bergeyre
juin 18, 2006, 4:57  
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J’avais habité le quartier il y a une dizaine d’année et j’en étais parti content parce que l’ambiance n’était pas très bonne. Bine sûr il y avait des gens bien mais on n’arrivait pas à les rencontrer. L’esprit était au replis sur soi, à la suspicion avec un sentiment d’instabilité, sans doute dû aux fissures (sujet tabou) provoquées par les carrières et qui insufflait un esprit de fin du monde.

Là, j’ai trouvé tout le contraire. Des restes de confettis du carnaval de la veille, un accueil chaleureux avec l’envie de partager sur tout et n’importe quoi.

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Gérard ancien caméraman de télévision.
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Arrivée de John, un agronome chinois à la retraite, qui vient voir où est la parcelle qu’il vient d’obtenir et qui rêve de pouvoir se lever chaque matin avec une vue imprenable sur Paris.
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A Paris, une poussée de « jardins partagés »
juin 17, 2006, 7:13  
Filed under: Réflexions

Par Amanda Petitgrand

snail Depuis le changement de majorité municipale en 2001, les élus parisiens facilitent le maintien et le développement de jardins collectifs de quartier initiés par les habitants. Ces lieux d’échange et de convivialité apparaissent comme des îlots de mixité sociale, véritable bouffée d’air pur pour les citadins.
Non loin de la Bastille et à deux pas du marché populaire d’Aligre dans le XIe arrondissement, un jardin grillagé de 270 mètres carrés attire le regard du promeneur. Une plaque à l’entrée annonce les adresses des multiples « jardins partagés » de la ville de Paris. Celui-ci, baptisé Jardin nomade, est géré par l’Association du quartier Saint-Bernard (AQSB), qui, depuis une dizaine d’années, tente d’améliorer la vie quotidienne du quartier. Aide aux devoirs, vide-grenier ou fête de quartier rythment l’année de l’AQSB qui regroupe près de 150 personnes.
Claudine, passionnée de jardinage, a eu l’idée de créer un jardin de quartier pour accueillir les écoles et les habitants. L’association l’a soutenue. « Nous souhaitions que les gens du quartier jardinent ensemble, que les cultures et les âges se mélangent », explique Claudine.

Lors du changement de majorité municipale en 2001, le projet a retenu l’attention des élus Verts, prêts à transformer des terrains abandonnés en jardins pédagogiques. L’association a choisi une friche, à l’angle de la rue Trousseau et de la rue Charles Delescluze, à proximité des écoles, et obtenu l’autorisation de la mairie pour aménager un « jardin partagé » éphémère.

En mars 2003, le terrain est prêt et assaini. Il s’inscrit dans la charte « Main verte » de la direction des parcs, jardins et espaces verts de la ville de Paris. Grâce à ce dispositif, la ville aide les associations à aménager le terrain, celles-ci s’engageant en retour à l’ouvrir au public.

Le Jardin nomade est adapté au mode de vie des citadins : les parcelles de terre sont séparées par des allées bétonnées. On s’y rend donc sans craindre de salir ses souliers. L’abri de jardin, en briques de terre, a été construit par les étudiants de l’Ecole d’architecture de la Villette sur le modèle des maisons africaines. Il est coiffé d’une charpente et d’un toit pentu, seule adaptation au climat parisien. « Les Africains du quartier étaient étonnés. Ils sont tous venus le visiter », se félicite Claudine.
Le terrain est découpé en bandes de six mètres sur un mètre. Six groupes (école maternelle, primaire, collège, centre de loisirs, aide aux devoirs, et adhérents de l’AQSB) se partagent les parcelles avec les habitants du quartier, lesquels cultivent individuellement leur lopin de terre : « Il y avait tellement de personnes intéressées, une soixantaine, que nous avons finalement décidé de choisir les habitants domiciliés à proximité du jardin. Ils sont une vingtaine à jardiner, surtout des femmes », explique Claudine.

Par ailleurs, l’association les sensibilise à l’écologie en leur proposant du compost fabriqué sur place. Les déchets biodégradables du jardin, les épluchures de légumes et de fruits sont entreposés sur une parcelle et servent, après plusieurs mois de décomposition, à fertiliser la terre. Le compost remplace les engrais chimiques qui polluent le sol.

Un lieu social et culturel

frog Même si le jardin n’est pas en accès libre, les jardiniers accueillent chaleureusement les visiteurs : « Des voisins ont amené leurs pots de fleurs pendant les vacances d’été, d’autres ont improvisé des pique-niques sauvages », raconte Claudine. En été comme en hiver, le jardin expose des travaux d’enfants (éoliennes artisanales, insectes fabriqués en matériaux recyclés). Une photographe a présenté ses clichés à Noël.
La soirée « Soupe du mois », organisée par l’association d’octobre à début avril cette année, remporte un vif succès auprès des enfants et des adultes. Les habitants apportent leurs légumes pour préparer et partager la soupe à la lueur des bougies. « Quand il pleut, nous installons une tente. Nous préparons la soupe dans trois gros faitouts. Une soixantaine de personnes participent régulièrement », se réjouit Claudine.
De nombreux enfants viennent seuls, ayant appris à connaître les militants de l’association en d’autres occasions : « Ils participent à l’aide au devoir et aux nombreuses fêtes que nous organisons dans le quartier », précise Claudine.
Lors de notre visite, le 7 février dernier, des dizaines d’enfants d’origine africaine se mêlaient aux “bobos”. Dans ce quartier où la mixité sociale n’est pas tout à fait morte, l’AQSB milite pour que les familles défavorisées soient relogées localement.
D’ici deux saisons, l’association devra laisser le terrain à son propriétaire qui entamera la construction d’un espace multimédias : « Il faudra qu’on trouve à se recaser, et pourquoi pas sur le toit du futur bâtiment », rêve tout haut Claudine.

« Un pied de nez à l’individualisme »

bug Le Jardin solidaire est lui aussi inscrit sur la liste des « jardins partagés » de la ville de Paris. Né de la volonté des habitants, le jardin a été reconnu postérieurement par la municipalité. On le découvre au bout de l’impasse Satan qui croise la rue des Vignoles, dans le sud du XXe arrondissement, au milieu de bâtiments anciens non rénovés, parfois inoccupés, abandonnés aux squatters et aux familles démunies. Il fait partie des innombrables friches du quartier, cachées derrière des palissades, où s’amoncellent des ordures en tout genre et poussent des herbes sauvages.
Le Jardin solidaire s’étend sur près de 2 500 mètres carrés. Légèrement en pente et très ensoleillé, ce terrain abandonné était visité par les jeunes du quartier. Les squatters venaient y boire ou y fumer un joint, les enfants se faufilaient derrière les palissades pour y jouer à cache-cache au milieu des buddléias, communéments appelés “arbres à papillons”.

Au printemps 2001, Olivier Pinalie, artiste plasticien et habitant du quartier depuis plus de quinze ans, a décidé d’y créer un « jardin pour tous ». Avec des amis, il a fondé l’association le Jardin solidaire et commencé à débroussailler le haut du terrain. Le « Petit Jardin » est né, agrémenté de plants de tabac, de rosiers, de tournesols et de maïs. Il a accueilli les habitants du quartier une première fois lors de la fête de la musique du 21 juin 2001.

L’espace aménagé s’est progressivement agrandi à mesure que les habitants du quartier s’y sont investis. Les pierres de construction déterrées puis entassées ont servi de base pour installer une scène. Des parcelles, délimitées par des pierres, ont été nettoyées et enrichies pour les plantations. Les promeneurs découvrent aujourd’hui une variété d’îlots verts qui les éloignent de la ville et du béton. Sina, 8 ans, et Mariam, 7 ans, viennent au jardin tous les jours pendant les vacances scolaires. « On joue à chat, à l’élastique. On regroupe les cailloux, on fait des cabanes. On fait pousser des fleurs. On a planté des primevères, des tomates, des salades, des radis », énumèrent-elles, ravies.

D’autres ont peint sur les murs. Un habitant a planté un figuier. Une quinzaine de personnes participent activement à l’aménagement du jardin qui possède aujourd’hui une vingtaine d’arbres et de nombreuses espèces de plantes. Chacun apporte son savoir et ses envies à la réalisation de ce lieu de sociabilité. « C’est un pied de nez à l’individualisme, le contraire de la peur. Ce lieu favorise la rencontre des différences. Une mamie vient donner à manger aux chats du jardin avec les petites filles du quartier », explique Cédric, militant actif du Jardin solidaire.

C’est aussi un lieu d’entraide où les voisins n’hésitent pas à demander conseil aux membres de l’association pour leurs démarches administratives. Depuis l’été 2002, des films sont projetés en plein air le samedi soir pendant la période estivale.

Une centaine de personnes fréquentent régulièrement le Jardin solidaire en journée ou en soirée. Elles peuvent même profiter de l’espace musculation, qui, aux beaux jours, est installé à l’abri sous les lierres.

Le refuge du quartier

butterfly Les militants ont décidé de légaliser le jardin en rencontrant la municipalité, propriétaire du terrain. Ils ont signé une convention avec la mairie d’arrondissement et la mairie de Paris en décembre 2003 qui leur accorde gratuitement la jouissance de l’espace jusqu’en janvier 2005.
Les projets pour l’année 2004 foisonnent : « La convention avec la municipalité nous donne droit à une assurance pour l’organisation d’activités regroupant 100 personnes. Nous invitons les écoles et les associations du quartier à profiter de ce lieu et à laisser libre cours à leur imagination. Gymnastique, spectacles, jardinage, bibliothèque itinérante, tout est envisageable », s’exclame Cédric, qui rêve déjà au programme de l’été prochain. « Nous allons créer un journal vidéo de quartier qui sera projeté le samedi soir. Nous filmerons les habitants sur le marché… », poursuit-il. Le jardin va s’embellir de nouveaux espaces plantés. Une serre est en construction dans le bas du terrain, du côté de la rue des Haies. Les artistes-jardiniers établissent les plans d’un monde végétal à la portée des enfants : des balançoires, une cabane au toit fleuri, et, pour combattre la prochaine canicule, un point d’ombre, “le kiosque”, composé de bancs et protégé par une tonnelle de lierre en forme d’étoile.
Cet espace sera situé près de la scène, lieu central du jardin en été, et pourra accueillir des conteurs. Et Cédric, reprenant la devise du Jardin solidaire, d’en conclure : « Ici, rien n’est à perdre, tout est à partager ».

http://www.place-publique.fr/article589.html




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