Conférence de Gilles Clément sur le thème : “Les Jardins partagés, comment devenir des jardiniers planétaires“, le samedi 15 décembre, à 14h30 au Chai de Bercy, dans le parc de Bercy (Paris 12è), métro Bercy ou Cour St-Emilion.





Conférence de Gilles Clément sur le thème : “Les Jardins partagés, comment devenir des jardiniers planétaires“, le samedi 15 décembre, à 14h30 au Chai de Bercy, dans le parc de Bercy (Paris 12è), métro Bercy ou Cour St-Emilion.





Un message d’Yves Contasso, maire adjoint de Paris chargé des espaces verts :
Bonjour,
La saison de plantation des végétaux débute avec ce mois de novembre. De nouvelles plantes vont trouver leur place dans les rues et les jardins. C’est l’occasion de revenir un instant sur une des nouveautés que j’ai proposé pour répondre à la forte demande de nature à Paris, même dans des quartiers densément bâtis : les murs végétalisés.
Sur le plan environnemental, les murs végétalisés participent à la réalisation d’une continuité biologique dans des quartiers souvent peu favorisés en espaces verts. Ils présentent plusieurs avantages tels que la régulation thermique du bâtiment par la création d’une couche d’air isolante évitant la montée excessive de la température (sans doute un des éléments ” d’adaptation ” utile pour faire face aux conséquences du réchauffement climatique…), la protection et la ventilation de la façade en constituant un bouclier naturel contre les rayons ultra-violets et les fortes pluies, la rétention des eaux pluviales qui maintient une hydrométrie plus élevée autour des plantes et provoque un effet de climatisation naturelle.
Ces murs permettent de développer la végétation de manière originale. Les interventions sur les murs pignons peuvent être relativement légères et réversibles (câbles…) mais aussi plus ambitieuses à partir de structures métalliques en forme de caissette, de colonnes ou de feutrines accueillant les végétaux. Ces projets amènent souvent une ambiance totalement différente dans le quartier développant une nouvelle forme, plus conviviale, d’usage de l’espace public.
A ce jour, une quarantaine de murs ont été réalisés par la Ville de Paris. Et une trentaine vont être plantés au cours de l’hiver 2006/2007. Si l’idée est simple, le processus est long et les obstacles ne manquent pas. Les murs sont d’abord repérés par les conseils de quartier et les mairies d’arrondissement. Souvent, ils servaient de support à des panneaux publicitaires dont la dépose se heurte à des intérêts bien compris, la procédure est donc parfois longue. Enfin, l’aval du propriétaire de l’immeuble est indispensable, ce qui nécessite, pour les copropriétés, un accord de l’assemblée générale annuelle… Ces murs sont par ailleurs prévus dans le règlement du Plan Local d’Urbanisme parmi les réponses aux nouvelles obligations de végétalisation que nous avons introduites (art. 13).
Je tiens la liste de ces murs à votre disposition. Voici quelques adresses de végétalisation simple: 11 rue du fauconnier, Paris 4e; angle rue Dussoubs / Saint Sauveur, Paris 2e; 38 rue des Orteaux, Paris 20e arr.; ou plus élaborée: avenue Myron Herrick, Paris 8e; 80-82 rue du Fbg Poissonnière, Paris 10e; rue Henri Noguères, Paris 19e arr. (attention, nous arrivons à la période où les végétaux perdent leurs feuilles !).
Pour notre cadre de vie à tous, mais aussi pour la biodiversité, ces murs viennent renforcer le maillage vert que nous développons à Paris à travers les jardins, les squares, les parterres-jardinières, les arbres, les fleurissements par les habitants dans leurs cours, sur leurs fenêtres et leurs balcons, les toits terrasses végétalisés, etc.
La question écrite déposée par Martine Billard sur l’interdiction de fait de toute communication et emploi de produits phytosanitaires naturels. Pour les pétitions sur cette question, vous pouvez adresser en réponse cette question, en sachant que le ministre de l’agriculture a 2 mois pour y répondre selon le règlement, mais ces délais ne sont pas toujours respectés.
Question N° : 106437 de Mme Billard Martine ( Députés n’appartenant à aucun groupe - Paris ) QE
Ministère interrogé : agriculture et pêche
Ministère attributaire : agriculture et pêche
Question publiée au JO le : 10/10/2006 page : 10477
Rubrique : agriculture - Tête d’analyse : traitements
Analyse : produits phytosanitaires. réglementation. conséquences
Texte de la QUESTION : Mme Martine Billard attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de la pêche sur l’application de la loi d’orientation agricole n° 2006-11, du 5 janvier 2006, dont les articles L. 253-1 et L. 253-7 interdisent « toute publicité commerciale et toute recommandation » pour les produits phytopharmaceutiques contenant une au plusieurs substances actives destinées au traitement des végétaux, dès lors que ces produits ne bénéficient pas d’une autorisation de mise sur le marché ou d’une autorisation de distribution pour expérimentation. Il devient ainsi interdit d’utiliser ou de recommander des solutions de lutte naturelle pour les cultures, comme le purin d’ortie, le purin de presles ou l’eau savonneuse. Les jardiniers, agriculteurs, distributeurs, formateurs qui font la promotion de ces procédés naturels, utilisés depuis des décennies pour limiter insectes, herbes, au qui en donnent la recette, sont désormais dans l’illégalité, alors que l’on continue à distribuer des pesticides de synthèse, certes homologués, mais aux propriétés passablement cancérigènes, neurotoxaques, reprotoxoques, perturbatrices endocriniennes, et qui polluent à 96 % les rivières françaises. Les préparations naturelles traditionnelles sont à la base des agricultures biologiques et biodynamiques, officiellement reconnues par la réglementation européenne. La filière de l’agriculture biologique se trouve d’autant plus perturbée que le coût des dossiers d’homologation, pour de toutes petites productions, peut se révéler non rentable. Aussi, dans l’intérêt de notre environnement et de notre santé, elle lui demande quelles mesures il compte prendre pour ne pas entraver la libre recommandation de produits phytosanitaires traditionnels et rendre moins compliquée l’homologation de produits naturels qui sont autant d’alternatives aux pesticides de synthèse. Envisage-t-il de mettre en place un répertoire public des produits et usages traditionnels, élaborés à la ferme ou au jardin, avec une homologation assurée par les pouvoirs publics selon des méthodes adaptées à ces produits, comme c’est le cas pour les médicaments traditionnels, afin d’aider les entreprises et agriculteurs concernés, comme cela est fait avec la procédure « usages muets » pour les pesticides chimiques.
Depuis 2001, je n’ai eu de cesse de faire évoluer le fonctionnement des jardins parisiens, tant du point de vue des usages (avec, par exemple, l’ouverture généralisée des pelouses) que de la gestion horticole.
Dès 2002, la direction des jardins a été certifiée « ISO 14001 - traitements phytosanitaires, fertilisation et alternatives » pour une démarche de forte diminution de l’emploi de fertilisants et de phytosanitaires chimiques. Des alternatives ont ainsi été mises en place telles que la lutte biologique, la “lutte intégrée”, les méthodes alternatives de désherbage, une évolution dans le choix des espèces végétales…
Aujourd’hui, nous passons à une étape plus ambitieuse. Il s’agit d’atteindre la qualité écologique optimum des espaces verts de la Capitale. Notamment de tendre vers le zéro produit chimique, objectif qui est quasiment atteint dans les jardins (un effort reste encore nécessaire dans les cimetières).
Pour réussir ce chantier énorme, à l’échelle des 450 jardins de la Ville et de ses deux bois, nous avons construit un partenariat avec Ecocert, organisme bien connu de contrôle de l’agriculture biologique. Ecocert a élaboré de nombreux labels et référentiels tels que « Produire Bio » portant sur l’agriculture biologique, le référentiel des cosmétiques écologiques et biologiques, la marque « Ecofert » portant sur la qualité écologique des méthodes de fertilisation.
Avec eux, nous testons un label des « Espaces Verts Écologiques Urbains » construit à partir de l’expérience des jardins parisiens.
Trente-six jardins sont actuellement pilotes pour le respect des critères écologiques suivants :
16 premiers jardins viennent déjà d’être labellisés par Ecocert. Les autres suivront.
C’est une expérience, je crois, exemplaire. Elle est déterminante pour faire évoluer la culture actuelle de gestion des jardins à Paris et au-delà.
Yves Contassot

Les élus au CRE RATP et la direction de l’Action Culturelle
sont heureux de vous convier au
Jardin Solidaire en Ambassade
Pièces détournées 2001-2005
Olivier PINALIE
Du 1er septembre au 28 octobre 2006
Vernissage
Vendredi 8 septembre 2006 à 18h 00
Centre culturel Auguste-Dobel - 9, rue Philidor Paris XX°
Projection du film “Jardin Solidaire”
Jeudi 5 octobre 2006 à 17h 30
(durée 54 mn) suivi d’un débat