jardins partagés


Première réflexions en vrac… by jardins
avril 1, 2006, 1:22
Filed under: • Livre, • Réflexions

fili.php

Quelques citations et réflexions en vrac qui me sont venues lors de la dernière réunion et pour lesquelles je cherche des réponses dans des livres ou des rencontres lors de mes reportages.

1840003707.01._SCMZZZZZZZ_ Sculptures végétales de Paul Cooper, édtions Octopus/Hachette

« L’art japonais du bonzaï : prendre un végétal dans la nature et le transplanter dans un jardin ou le mettre en pot. L’essence de cet art consiste à préserver ou recréer le « naturel » de l’arbre. »
« Craintes sans cesse renouvelées d’être assimilé à l’animalité. Mais produire, maîtriser la fertilité, la fécondité du sol jusqu’à en devenir savant et bientôt surpasser ses droits, voilà peut-être une curieuse manière de se prouver que l’on est un homme. »

L’idée que le jardinier à des comptes à rendre avec le ciel en recréant un paradis sur terre.

Se confronter avec le temps qui passe, mesurer sa propre existence à l’impossibilité de durer.

Occupé à cultiver son jardin pour espérer manger, on a ainsi peu de temps à sacrifier à la révolution.

2020574500.01.LZZZZZZZ Les hommes jardiniers de Caroline et Martine Laffon, éditions du Seuil.

Jardin : « le mot marque la notion de propriété délimité, propriété protégée, close. La clôture est une frontière tangible entre le cultivé et le sauvage; l’enceinte ainsi tracée prend une dimension sacrée. Y pénétrer sans consentement revient à violer l’espace, à la souiller. »
« Exit l’indésirable, le nuisible, l’intrus, humain, animal, végétal ou minéral. Chacun sait qu’une pierre dans son jardin est une offense de trop et qui marche sur les plates-bandes de quelqu’un, c’est accaparer sans vergogne le territoire d’autrui. »

Vers 1865, aux Etats Unis, après la guerre de Sécession, les abolitionnistes donnaient aux esclaves émancipé 40 acres de terre et une mule.

fili.php J’avais fait, il y a quelques années, un reportage sur les repas de quartier, ces derniers temps j’ai beaucoup photographié les mouvement anti-pub alors les questions du vivre ensemble dans la société actuelle…

– le jardin ouvre toutes sortes de réflexions sur le dedans et le dehors, le public et le privée, le vivre ensemble et l’exclusion, l’ouvert et le fermé, le minuscule et l’univers…

– il faut se battre pour créer des jardins partagés qui sont des espaces de paix

– l’envie de revenir à un espace maîtrisé, à taille humaine où se trouverait toute l’humanité.

– le jardin comme espace foisonnant de vie en dehors du monde économique (non utilitarisme en milieu urbain) mais créé d’avantage de la richesse entre les hommes qu’une galerie marchande.

– le centre commercial où les émotions sont pulsionnelles, où il n’y a pas d’expérimentation, qui vit au rythme des fêtes marchandes en opposition au jardin comme espace de culture, de construction au rythme des saisons… l’apparence et l’essence…

– un espace fermé où les règles s’élaborent ensemble à la différence du centre commercial qui est ouvert et où il est interdit de s’arrêter, il faut marcher constamment. Les gens s’y donner rendez-vous mais ne s’y rencontre pas. Il n’y a d’échange que marchands.


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